Myriam Tangi : News
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Actuality

Exposition MEHITZA du 19 Janvier au 25 Juillet 2015 au MAHJ à Paris. Plus d’information sur www.mahj.org

MEHITZA exhibition from 19 January to 25 July 2015 at MAHJ (Paris). More information www.mahj.org

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Press

Les « Ichnographies » par Marcel Benabou

Ichnographies: c’est ce mot inattendu et mystérieux, cueilli dans le vocabulaire de l’architecture gréco-romaine, que Myriam Tangi a retenu pour désigner ses toute nouvelles réalisations picturales.  Choix courageux autant que judicieux, puisque, de par son étymologie, le mot renvoie à la notion de traces, et que cette notion est centrale dans la pensée comme dans  l’œuvre de l’artiste.

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La démarche créatrice de Myriam Tangi prend en effet sa source dans une conviction profondément ancrée : elle a très tôt senti et compris que rien de ce qui fait la vie des êtres, dans leur  quotidienne confrontation avec le monde, ne s’efface ni ne disparaît. « Tout, absolument tout« , proclame-t-elle, « les mots, les sourires, les insultes, les caresses, l’émerveillement ou l’indifférence, s’inscrit en nous et dépose des traces« . Des traces que l’on voit  nécessairement, un jour ou l’autre, ressurgir sous les formes les plus diverses.

Ici, c’est du corps qu’il s’agit, et c’est à partir de lui que s’est effectuée la production de traces. Nous nous trouvons donc face à un ensemble d’aquarelles, ayant toutes le même format, et évoquant toutes, chacune à sa façon,  le corps humain.

Quoi de plus constant, dira-t-on, quoi de plus intimement lié à la longue histoire de l’art occidental, que la représentation du  corps humain ? Certes, mais on sait depuis longtemps que Myriam Tangi refuse les facilités de la tradition, qu’elle est en permanence à la recherche d’expressions neuves, d’un langage formel original.  On sait aussi qu’elle éprouve un attrait particulier pour la confection de séries, qui lui permettent de marier harmonieusement  unité et  multiplicité. Deux traits qui, soit dit au passage, caractérisent aussi bien son travail de peintre que son travail de poète, et ce n’est bien entendu pas un hasard.

Le visiteur comprendra vite qu’une grande économie de moyens préside au travail qui lui est ici présenté. Pas de ces savantes mises en scène, pas de ces grands débordements colorés auxquels le corps humain s’est si souvent et si complaisamment prêté. Myriam Tangi ne garde que l’indispensable. De simples silhouettes en apparence, chacune constituant un évènement singulier, mais chacune étant en relations possibles avec toutes les autres. Ce qui multiplie à l’infini les suggestions.

ME'HITZA Ce que femme voit - par Lucien Clergue

Depuis 1983, l’œuvre de Myriam Tangi a évolué d’une façon remarquablement forte et dynamique. Son œil cherche à capter le détail secret rendant ses photos si personnelles. En tant qu’homme je me sens jaloux de cette vision qu’elle a, à la fois de femme et de mère : vision sensible et émotionnelle, mais construite, de sorte que, bien au-delà d’une simple photo, elle crée une véritable œuvre d’art chargée de signification. 

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Sa culture et ses connaissances de la tradition juive ressortent dans ses photos, confirmant ainsi le mot de Pasternak « l’homme est muet, seule l’image parle » et en effet, les photos de Myriam nous parlent. Peu importe si elle se trouve à Paris ou à Jerusalem, elle est dans son monde, offrant généreusement à le partager avec nous. J’ai hâte de voir sa prochaine étape.

 

Lucien Clergue,

13 Novembre 2006

Photographe

Vice-Président des Rencontres Internationales d’Arles

Membre de l’Institut de France, Paris

ME'HITZA Seen by Women - by Lucien Clergue

The evolution of the work of Myriam TANGI since 1983 to now is very dynamic and stronger. Her eye is looking at the secret detail who makes her photographs, so personel, and as a man I feel jalous of her vision from both a woman and a mother : very sensitive, emotional, but with a construction who makes her work not only photographs, but work of art, with a very deep signification. 

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Her culture and her knowledge in jewish tradition, religion and culture, goes through her photographs, confirming the works of Pasternak : « The man is mute, images are the only to speak » and Myriam’s photographs talks to us, no matters if she is in Paris or Jerusalem, she is in her world and generous to open it to us. I am curious to see her next step.

 

Lucien Clergue

November 13, 2006

Photographer

Vice-Président des Rencontres Internationales d’Arles

Member of Institut of France, Paris

Read the document « Le judaïsme dans le monde »

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